Notre histoire

Les étapes clés
Frize notre histoire
Une genèse engagée

En 2018, deux personnes directement concernées, tant dans leur vie personnelle que professionnelle, choisissent d’unir leurs expériences afin de proposer une réponse concrète contre la reproduction des inégalités.

Michel Wendling,

Ancien cadre industriel, a bénéficié de la mobilité sociale
offerte par l’école républicaine.

Manuela Bailly,

Ancienne directrice d’école primaire, a passé sa carrière à observer les limites de l’école pour les enfants les plus fragiles.

« Nous sommes animés par une conviction forte : les vacances scolaires accentuent les inégalités en privant de nombreux enfants d’opportunités d’apprentissage et d’épanouissement. L’idée est de transformer les vacances en un outil pour prévenir l’échec scolaire, crucial pour le développement des enfants. Ces ateliers, différents du cadre scolaire traditionnel, offrent un espace où le jeu, le plaisir, la confiance et la coopération aident chaque enfant à se redécouvrir comme apprenant. »

Des objectifs sociétaux clairs…

Dès sa création, Ateliers Amasco s’est donné pour mission de répondre à un double défi : assurer la continuité éducative durant les périodes hors scolaires et offrir un environnement inclusif à tous les enfants. Une méthode accessible et facilement duplicable a été élaborée : des ateliers thématiques de 5 jours, animés par des équipes pluridisciplinaires, axés sur la confiance en soi, l’autonomie et l’éveil de la curiosité.

Les ateliers hebdomadaires d’Amasco ne cherchent pas à « combler des lacunes » ou à « remettre à niveau », mais plutôt à raviver le plaisir d’apprendre, renforcer la motivation, valoriser les réussites et apaiser le rapport au savoir. Ce projet s’inscrit dans une démarche résolument préventive.

…pour répondre à 2 constats majeurs :

1. Lutter contre les inégalités éducatives, accentuées pendant les vacances scolaires

Les vacances scolaires, qui représentent près de 30 % de l’année (16 semaines), restent une zone peu investie des politiques éducatives alors même que les inégalités entre enfants s’y creusent fortement. Les recherches (OCDE, PISA, CNESCO) montrent que les enfants issus de milieux défavorisés cumulent plusieurs vulnérabilités : moindre accès aux activités éducatives, environnement moins stimulant et isolement. Pendant les vacances, ils peuvent perdre jusqu’à trois mois d’acquis scolaires, tandis que les enfants favorisés consolident leurs apprentissages.
Ces écarts influencent directement les trajectoires scolaires. Le décrochage commence souvent dès le primaire, sous forme de difficultés en lecture, de manque de confiance ou d’angoisse face aux apprentissages. Malgré une baisse globale, 80 000 jeunes sortent encore chaque année du système scolaire sans diplôme ; près de 50 % d’entre eux sont au chômage, contre 20 % des diplômés.
L’origine sociale reste déterminante : un enfant dont la mère est sans diplôme a 30 % de chances d’obtenir un bac, contre 84 % lorsque la mère est diplômée du supérieur. Les enfants des quartiers prioritaires ont quatre fois plus de risques de sortir du système sans diplôme. Les vacances constituent donc un moment clé pour prévenir ces inégalités, à condition de proposer des actions éducatives adaptées.

2. Enrichir les pratiques professionnelles des enseignants et animateurs

Les acteurs éducatifs (enseignants, animateurs, éducateurs) souhaitent développer des pédagogies actives et inclusives, mais disposent rarement d’espaces pour les expérimenter. Les enseignants manquent de temps pour différencier leurs pratiques, les étudiants INSPE d’occasions concrètes pour tester leur posture pédagogique, et les animateurs BAFA rencontrent parfois des difficultés à articuler jeu, apprentissage et cadre éducatif.

Les ateliers Amasco offrent un terrain de formation-action où enseignants, animateurs, bénévoles et étudiants co-construisent et animent des activités en petits groupes. Cette diversité favorise la montée en compétences, la coopération éducative et le croisement des pratiques.

Le projet se déploie dans des territoires fragilisés (quartiers prioritaires ou zones rurales isolées) où les besoins éducatifs sont forts : précarité, éloignement de l’école, publics allophones, enfants en situation de handicap ou troubles DYS.

Depuis 2018, Amasco s’appuie sur un réseau de partenaires locaux (écoles, CAF, communes, Cités éducatives, centres sociaux) et vise à consolider cette implantation en développant des actions plus ambitieuses, mieux évaluées et articulées aux politiques éducatives locales.

Impact et déploiement

Ateliers Amasco a multiplié les lieux d’accueil et les sessions, touchant plusieurs milliers d’enfants et développant des outils pédagogiques réutilisables par les enseignants et structures partenaires. Nos mesures d’impact montrent des progrès mesurables sur la confiance en soi, la motivation scolaire et la participation active en classe. Nous continuons d’élargir notre réseau, de professionnaliser nos équipes et de co‑construire des offres avec nos partenaires pour toucher encore plus d’enfants.