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L’orthophonie au service de l’autisme

L’orthophonie au service de l’autisme

En France, environ 700 000 personnes sont atteintes d’un Trouble du Spectre Autistique. Chaque année, environ 8 000 enfants avec autisme naissent, ce qui représente 1 personne sur 100¹.

Qu’est-ce que l’autisme ?

L’autisme est un trouble du développement neurologique qui apparaît dès le plus jeune âge.

D’un individu à l’autre, les caractéristiques d’une personne avec autisme peuvent être très différentes. On parle alors de Troubles du Spectre Autistique (TSA), avec des degrés différents selon le spectre identifié. 

La dyade autistique se caractérise par la manifestation de plusieurs symptômes. Les plus courants sont les difficultés à nourrir des interactions sociales et à communiquer, l’obsession de mouvements répétitifs, ainsi que l’intolérance à l’imprévu.

Voici un schéma qui explique le développement des compétences verbales chez un enfant neurotypique et un enfant avec autisme :

Les personnes avec autisme (TSA) présentent généralement des troubles d’hypo ou d’hyper-réactivité sensorielle. En effet, elles peuvent être stimulées par les 5 sens, ce qui varie selon leur humeur du jour, comme ne pas être réceptives du tout.

Celles-ci dévoilent également des comorbidités, c’est-à-dire d’autres troubles liés au développement de leur cerveau, tels que l’épilepsie, ou encore les troubles du sommeil.

Un accompagnement spécialisé et individualisé pour améliorer la communication

La prise en charge de l’autisme par des professionnels de santé est essentielle. L’accompagnement des personnes avec autisme doit être global et pluridisciplinaire. Ainsi, les professionnels de santé doivent travailler conjointement les uns avec les autres

Les deux acteurs principaux sont l’orthophoniste et le psychomotricien.

Ulrike Helmig, orthophoniste au CMPE des Yvelines, accompagne des enfants TSA. Elle nous partage son expertise :

Pour commencer à travailler avec un enfant avec autisme, il faut en premier lieu lui apprendre les compétences socles, c’est-à-dire les pré-requis de la communication : le regard, l’attention auditive, le pointage, l’imitation et bien d’autres.

Ulrike Helmig

Orthophoniste, CMPE des Yvelines

La vue, le canal d’apprentissage privilégié par les enfants TSA :

Les supports visuels sont primordiaux pour favoriser la compréhension chez un enfant TSA. Ils permettent de retranscrire un message clair et précis, ce qui impose un cadre à l’enfant. Par exemple, Ulrike travaille avec des chronomètres qui sont visuellement plus parlants pour ces patients. 

Parfois, les troubles sont tellement importants qu’ils engendrent des troubles du comportement. Ces supports visuels permettent de comprendre plus facilement ce qu’il faut faire, afin d’évoluer dans un cadre.

Le but de ces supports est de structurer l’espace et le temps, afin de favoriser l’autonomie par le biais de plannings visuels. Ainsi, ils permettent d’identifier les moments importants de la journée par des images.

Les ateliers fourchettes pour découvrir de nouvelles saveurs :

Les enfants avec autisme ont tendance à ne vouloir manger que ce qu’ils connaissent et parfois même, jusqu’à ne vouloir manger que la marque précise de l’aliment en question. 

Pour remédier à cela, Ulrike pratique également des “ateliers fourchettes”, dès le plus jeune âge avec ces patients. Le but de ces ateliers est de familiariser les enfants aux objets de la cuisine et aux textures des aliments.

Amasco propose un complément éducatif pour les enfants TSA

Projet d’Accueil Amasco (PAA) :

Afin de favoriser l’inclusion des enfants TSA, Amasco a mis en place un Projet d’Accueil Amasco (PAA), permettant de préparer l’accueil des enfants à besoins spécifiques en amont des ateliers.

Ce protocole débute par un échange avec les familles, ayant pour but d’identifier les différents axes d’accompagnement à mettre en place (stimulation intellectuelle, motricité fine, compétences langagières, capacité d’attention). Ensuite, nos équipes de coordination nomment un référent pédagogique et identifient les potentielles ressources, afin d’appréhender au mieux les besoins de l’enfant.

À l’issue des ateliers, en complément du bilan pédagogique, un échange est effectué avec les familles, accompagné d’une évaluation des objectifs identifiés en amont des ateliers.

Grâce à ce PAA, nos équipes pédagogiques orientent les activités proposées à destination des enfants à besoins particuliers.

¹Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

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L’équipe Amasco

Amasco et son approche inclusive pour accompagner les enfants concernés par des « troubles Dys »

Amasco et son approche inclusive pour accompagner les enfants concernés par des « troubles Dys »

Chez Ateliers Amasco nous accordons une attention particulière aux enfants à besoins particuliers, “troubles Dys” ou ayant d’autres troubles identifiés. Notre logique d’accompagnement d’un animateur pour cinq enfants permet de soutenir et de suivre au mieux les enfants.

 

L’accompagnement personnalisé Amasco

 

Afin de répondre à ces besoins, nous mettons en place un PAA, c’est-à-dire un Projet d’Accueil Amasco permettant de mettre en relation les familles avec notre coordinatrice pédagogique, Manuela Bailly. Un protocole précis a été élaboré pour parfaire cette démarche :

  • Un échange est effectué avec les familles afin d’identifier les différents axes de l’accompagnement (stimulation intellectuelle, motricité fine, compétences langagières, capacité d’attention, etc…);
  • La nomination d’un référent, l’identification des potentielles ressources pour mieux appréhender le besoin de l’enfant;
  • À l’issue des ateliers en complément  du bilan pédagogique, un échange est effectué avec  les familles avec une évaluation des familles sur l’atteinte des objectifs identifiés en amont;

Ce protocole permet d’orienter et de diriger les activités proposées aux enfants à besoins particuliers.

Les témoignages nombreux démontrent la satisfaction des familles  :

 

« La joie et compter sur lui-même » – Maman d’un petit garçon

« Des animateurs très attentifs aux enfants » – Papa de deux garçons de 7 ans

Les différents « troubles Dys »

 

En France près de 7 % des enfants scolarisés sont porteurs de « troubles Dys”. Ce  terme renvoie à ce que l’on appelle les troubles cognitifs spécifiques, ainsi que les troubles des apprentissages qu’ils induisent.

Les enfants concernés éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à calculer, à s’exprimer ou encore à se concentrer. De fait, on parle de dyslexie ou de dysorthographie pour les troubles du langage écrit, de dysphasie pour les troubles liés au développement du langage oral, de dyspraxie pour les troubles de coordination. Les troubles d’attention avec ou sans hyperactivité sont les plus fréquents chez les enfants. Par ailleurs, la dyscalculie se traduit par un déficit du calcul.

"Trouble Dys" et projet  d'accueil Amasco

J’accompagne des enfants présentant des « troubles Dys”. Ils n’ont pas tous les mêmes difficultés. En règle générale, ces enfants ont beaucoup d’efforts à faire toute la journée. Nous recommandons de fractionner les tâches, favoriser l’oral et le raisonnement plutôt que l’écrit. C’est une adaptation permanente en fonction des âges et de chaque individu, nous explique Sophie Evrard, psychomotricienne à Bayonne.

Á la question qu’avez vous appris cette semaine ? Les enfants ont répondu :

  « À vivre avec les autres, avoir confiance en moi » 

« J’ai appris à jouer avec les autres »

« J’ai appris à me calmer tout seul »

Il est important de ne pas mettre les enfants en difficulté, les enfants utilisent beaucoup d’ énergie pour effectuer une tâche. En ce qui concerne les activités physiques sportives, ils peuvent également être mal à l’aise, il faut être vigilant aux réactions des autres enfants, souligne également Anne Daubrey, psychomotricienne à Metz.

 

Les études montrent que les troubles cognitifs spécifiques touchent 5 à 7% des enfants d’âge scolaire. Pour les personnes concernées, l’objectif est d’améliorer ou de compenser les fonctions déficientes.